samedi 12 septembre 2020

Qui est Sébastien Manificat, sympathisant français du régiment Azov?

Sébastien Manificat à la conférence de la PanEuropa  à Kiev en décembre 2017.

Dans un précédent billet, nous avions identifié Sébastien Manificat, responsable des relations internationales de CasaPound, en tant que « collabo » francophone du Régiment Azov en Europe. Ce billet a attiré plus d'un millier de vues et nous a convaincu de la pertinence de l'exposer comme il se doit.

Sébastien Manificat est un des principaux éléments propagandistes des unités paramilitaires ukrainiens dans le camp national français. Il est probablement l'un des propagandistes de la fachosphère le plus connu et influent à travers l'Europe. 

En plus d'avoir participé directement à la fondation de la Maison Cosaque à Kiev, qui se décrit comme une copie quasi identique de la Maison Pound (traduction française de CasaPound) à Rome, on remarque que ce modèle s'est reproduit à travers l'Europe via des organisations toutes sympathiques à la cause ukrainienne (sic) néonazie. Que ce soit Hogar Social Madrid (Espagne), Atalante Québec (Canada), Haus Montag Prina (Allemagne) ou encore le fameux Bastion Social (France), on note le rôle prépondérant qu'à jouer ce responsable des relations internationales pour Casapound.

C'est pourquoi, nous, les membres du collectif No Azov Europe, avons décidé de mettre les pendules à l'heure en faisant toute la lumière sur cet individu tout aussi mystérieux qu’énigmatique.


Sébastien Manificat ou MaGnificat ?

Sébastien Manificat (au centre) arborant un t-shirt à l’effigie d'un unité paramiltaire ukrainien, accompagné de Yaroslav Zakalyk (à droite), militant néonazi d'origine ukrainienne lors d'une manifestation de Casapound dans les rues de Rome.


Tout d’abord, Sébastien Manificat prend bien soin de semer la confusion concernant sa vraie identité, notamment autour de son nom de famille en y ajoutant un « g » pour faire « Ma(g)nificat » au lieu de Manificat.  [i][ii]

Son vrai nom étant donc Sébastien MANIFICAT, et non MAGNIFICAT.

Sur sa page facebook, il employait jadis le pseudonyme de « Sébastien De Boëldieu ». 

Certaines pseudo-enquêtes affirmaient même que son vrai nom était De Boëldieu, ce qui est  démontrable et totalement faux. [iii]

Il emploie aujourd’hui le pseudonyme de « Sébastien Andersen ».

Capture d'écran de la page facebook de Sébastien Manificat


Pour consulter sa nouvelle page facebook Sébastien Andersen : https://www.facebook.com/sebastien.andersen.96

Par le biais de sa page, on y apprend qu’il habite à Rome mais qu'il est originaire de Bayonne. 

Nous y reviendrons un peu plus tard, car c’est bien de là qu’il est originaire...


Manificat à Kiev

Nous savons qu'il était présent à Kiev, avant et après le Maïdan à Kiev en février 2014, afin de soutenir les « Révolutionnaires » de la Liberté selon les dires de Bernard Henri-Lévy. 

Lors de sa visite à Kiev en 2014, il était accompagné d'un autre camarade de Casapound, un dénommé Yaroslav Zakalyk d'origine ukrainienne et demeurant à Rome.


Sébastien Manificat (à gauche) et Yaroslav Zakalyk (à droite) prés de la place Maidan à Kiev.



Sébastien Manifcat (à droite) et Yaroslav Zakalyk (à gauche) devant les barricades du Maidanà Kiev. 

Responsable de Casapound

 

Manificat (au centre), Chiara Del Fiacco (1ere à gauche, sa compagne) et Steven Bisseul (2e à gauche, Bastion Social) lors de la Fête Nationale de Casapound en septembre 2017.

Sébastien Manificat se présente comme responsable des relations internationales de Casapound Italia, poste qu’il occuperait depuis plusieurs années, depuis qu’il a rejoint l’Italie autour de 2012.

Le mouvement Casapound Italia  est né en décembre 2003 par l’occupation d’immeuble à Rome, c'est à dire un « Squat » étrangement toléré par les autorités italiennes. 

Avant qu'ils occupent un immeuble à Rome, le groupe se faisait appeler « Fahrenheit 451 », inspiré du film hollywoodien du même nom. 

Parmi les fondateurs de Casapound, on retrouve l’ineffable intellectuel italien Gabriele Adinolfi. Celui-ci se réclamant de la « Tierze Positionne » tout d’autres membres du groupe musical italien « ZetaZeroAlfa », tous issus de la scène RAC italienne, reconnue pour ses ramifications avec des groupes skinheads. [iv] [v]

On a pu voir Sébastien Manificat dans une entrevue accordée pour la chaîne TV Libertés en 2014.

 

Manificat en entrevue pour TV Libertés


https://www.youtube.com/watch?v=R7cm2Nuhmjg
 (hyperlien de la vidéo a été rendue privée par l'administrateur de la chaîne TV Libertés)

Plus tard en février 2016, il accordait une entrevue pour le Club Roger Nimier où il se présente toujours pour CasaPound en indiquant son âge. [vi]

 «Je m’appelle Sébastien Magnificat. J’ai 41 ans, je suis militant au sein de Casapound Italia dont je suis le responsable des relations extérieures.»


Le 17 février 2016, l’entrevue sera reprise et traduite en anglais sur le défunt site Reconquista Europe, le site jadis administré par Olena Semenyaka, la responsable du régiment Azov. (voir archive) [vii]

 

Chiara Del Fiacco (à gauche, compagne de Manificat) et Olena Semenyaka (secrétaire de presse du régiment Azov, renommé Garde Nationale) lors de la Conférence de la PanEuropa en décembre 2017 à Kiev.


Casapound au Québec

Dans une conférence tenue en fin février 2015 à Montréal (Québec, Canada), Sébastien Manificat affirmait avoir 40 ans et être né au Québec. 

Nous avons triangulé cette information plus tard dans notre enquête et nous avons découvert que c’était un tissu de mensonges. 

Sébastien n’est pas né au Québec (Canada), pas plus qu’il y aurait grandi. Il serait plutôt né et il aurait grandi en France.

 «Mon nom est Sébastien, j’ai 40 ans. Je suis un militant et un responsable à CasaPound. Je suis à la direction de Casapound, je m’occupe plus particulièrement des relations internationales. Je tiens à vous remercier pour l’invitation. C’est un honneur de venir parler au Québec aujourd’hui, je suis personnellement très attaché au Québec, car j’y suis né… Donc pour moi, ça fait toujours plaisir de revenir ici.»



Pour écouter la conférence de Manificat au Québec (28 février 2015), cliquez ici : 


 Lors de la conférence, il était accompagné de deux membres du groupe néofasciste étudiant, Blocco Studentesco, affilié à Casapound.


Pour l’événement, Sébastien Magnificat (au centre) présente l’organisation CasaPound entouré des membres du groupe étudiant « Blocco Studentesco » à Montréal (Québec, Canada), février 2015.



La conférence était organisée par la Bannière Noire, co-fondée par son ami Maxime Taverna et par la Fédération des Québécois de souche (FQS), équivalent québécois du site FdeSouche. 

La FQS est bien connue pour ses sympathies pour le Régiment Azov. 


La vidéo sera diffusée aussitôt sur la chaîne YouTube de la FQS. [viii][ix]


On remarque une constance dans la date de naissance de Manificat : 40 ans en février 2015, 41 ans en février 2016. 

Selon sa page « Sébastien Andersen », il serait né plus exactement le 31 mars 1974 à Bayonne, demeurant à Rome. (voir image ci-dessous)

  

Autre capture d'écran de la page de Sébastien « Andersen »  Manificat

Atalante Québec, succursale de Casapound

Un an suivant cette conférence de Manificat au Québec, une cellule québécoise copiant le style militant de Casapound est fondée. L’organisation porte le nom Atalante Québec et se fait connaître rapidement dans les médias de la Belle Province. Le logo porte du coup la signature visuelles de Casapound, mais surtout du Blocco Studentesco. Éclair argenté sur fond noir.


Raf Stomper  (à gauche, Atalante Québec) dans les locaux de Casapound à Rome lors du lancement d'Atalante Québec en septembre 2016.

Séjour au Canada

Suivant quelques recherches menées des deux côtés de l’Atlantique, avec l’aide de contacts québécois, cela nous a permis de découvrir que la petite histoire de Manificat était bien différente que ce qu’il raconte.

Tout d’abord, il n’est pas né au Québec. Il est plutôt né en France, probablement dans le Sud-Ouest, plus exactement à Bayonne mais aurait grandi en périphérie de Paris.

Il aurait toutefois séjourné quelques années dans la province de l’Ontario, la province voisine du Québec, où se concentrent les entreprises fédérales du pays. Par exemple, les Affaires Étrangères, Département de la Défense, Renseignements, etc.


Plus exactement, il serait arrivé au Canada à l’âge de 20 ans (au milieu des années 90) et aurait vécu à Ottawa, dans la capitale canadienne située dans la province de l’Ontario (province voisine) où il y aurait déniché un emploi pour le SCRS, le Service Canadien de Renseignements et de Sécurité

À noter que le SCRS est l’équivalent de la DGSI, Direction Générale de laSécurité Intérieure en France dont la mission s'articulent autour de quatre pôles : Le contre-espionnage, la lutte contre le terrorisme et les extrémismes, contre la cybercriminalité et contre l'ingérence économique et la contre prolifération.


Après plus de 15 ans passés au Canada, Manificat aurait quitté le Canada après avoir collaboré avec différentes organisations, notamment avec la chaîne d’information Novopress Québec dont il aurait été le rédacteur en chef entre 2005 et 2012.


Cette demi-vérité sur son lieu de naissance s’explique probablement par la volonté d’obtenir un capital de sympathies des militants venus assister à sa conférence. 

Pire encore, derrière cette demi-vérité cache donc un agent des renseignements canadiens infiltrés dans les groupes identitaires francophones du pays, exfiltré ensuite vers l'Italie pour remplir d'autres fonctions. 

Le fait qu'il ait rejoint aussi rapidement la chaîne Novopress Info prouve qu'il n'était pas qu'un quidam, il avait atteint une certaine notorité dans certains milieux québécois et canadiens.

Est-ce possible que Manificat ait été envoyé plus tôt vers le Canada par la DGSI afin qu'il soit formé au rudiment du métier par le SCRS? 


Les informations que nous révélerons aujourd'hui tendent à valider cette hypothèse. 
 

Début au Canada, fin en Italie.

Sa carrière militante outre-mer débute donc dans le milieu des années 90, à Ottawa, la capitale canadienne située à la frontière québécoise.

Selon les dires des militants identitaires qu’il aurait côtoyé outre-atlantique, il était en poste à la « sécurité » dans les bureaux du gouvernement fédéral, poste qu’il aurait occupé tout le long de son séjour au Canada.

Dès ses débuts, il fréquente les groupes culturels franco-ontariens et se rapprochent des milieux identitaires québécois plus tard au début des années 2000.

Il y fréquente de très près Maxime Taverna, un militant identitaire québécois et ancien guitariste du groupe Trouble Makers déjà connu en France. Taverna entretient lui aussi des liens très étroits avec Casapound et le groupe ZetaZeroAlfa selon les sites antifascistes. [x] [xi]

Maxime Taverna, guitariste des Troubles Makers, arborant fièrement un T-Shirt du groupe ZetaZeroAlfa.


En 2002, Taverna participe au lancement du groupe musical franco-québécois Fleurdelix et les Affreux Gaulois en compagnie d’autres membres de Trouble Makers et de deux militants identitaires français, Aude Bertrand, aujourd'hui porte-parole anti-PMA et Nikola Mirkovic, aujourd'hui président de la fondation Est-Ouest.

 

Pochette de l'Album de Fleurdelix et les affreux gaulois.

Voici les 4 principaux membres du groupe Fleurdelix et les Affreux Gaulois qui sera actif de 2002 et à 2009 :

De gauche à droite : Aude Bertrand, Nikola Mirkovic, François Pierre et Jonathan Stack

 Aude Bertrand (à gauche) et son conjoint Nikola Mirkovic (à droite) durant le concert de Fleurdelix à Montréal en avril 2009.

Les voici en vidéo :




Nikola Mirkovic ne semble pas avoir suivi l’orientation « atlantiste » de ses anciens camarades de Fleurdelix.


Mirkovic a organisé de nombreuses missions humanitaires au Kosovo et dans le Donbass en soutient aux populations civiles victimes des bombardements ukrainiens. Il a écrit Le martyre du Kosovo en 2013 qui a été traduit en plusieurs langues.[xiv]

 


Ensuite, en juin 2004, Manificat et Taverna organisent la tournée québécoise du groupe italien ZetaZeroalfa, dont l’un des membres du groupe était Gianluca Ianone, co-fondateur de Casapound.[xii] 

Fleuxdelix participera à cette tournée de ZetaZeroAlfa en se produisant à leur côté. [xiii]




Quelque mois plus tard, soit en janvier 2005, Manificat participe au lancement de Novopress Québec, antenne québécoise du site de réinformation Novopress.Info, dont les créateurs du site  sont les dirigeants du Bloc Identitaire en France. [xv]


Dans l’aventure de NovoPress Québec, Manificat sera accompagné par le même individu avec lequel il avait organisé le concert de ZetaZeroAlfa. Son vieil ami québécois Maxime Taverna avec lequel il restera en contact.

 




Après le départ de Manificat pour l'Italie, la chaîne de Novopress Québec sera fermée définitivement et recadrée par les responsables de Novopress en France.

En février 2005, il mettra en ligne différents blogues en marge de l’antenne québécoise de Novopress attaché de loin à ses activités « identitaires » avec le Bloc Identitaire. À commencer par son défunt Zentropa...

 


Lancement du blogue Zentropa

Tout en restant dans l’univers parallèle des productions hollywoodiennes, comme CasaPound qui portait à l’origine le nom de « Fahrenheit 451 », lance le blog « Zentropa » reprenant ainsi le nom d’une compagnie ferroviaire du film Europa (1991) de Lars von Trier.[xvi] [xvii]


Ensuite Manificat crée ses frères jumeaux, le blogue Zentropista et Zentropaville, toujours dans le style de Zentropa via la plateforme tumblr.com. [xviii] [xix] [xx] 

Au fil du temps, d'autres personnalités de la mouvance « nationaliste » se joindront au projet Zentropa. 

Le blogue Zentropa sera actif pendant plus d'une décennie.

Mais comme toute organisation traînant un passé douteux, le passé peut parfois rattraper les principaux responsables, notamment les nombreuses images et articles remplis de sous-entendus et de propagandes soutenant le coup d'état en Ukraine. 

Ainsi le blogue Zentropa sera actif jusqu'en avril 2019 où il sera fermé définitivement sur la plateforme Tumblr. Par les administrateurs, par Manificat et sa bande, ou encore la plateforme Tumblr? Impossible d'y répondre avec certitude.


Quoi qu'il en soit les administrateurs du projet Zentropa affirmeront que la fermeture fût l'œuvre de la censure et ils continueront leur aventure sur la plateforme facebook sous le nom de Zentro Mag.

Le 1er mai 2019, la nouvelle plateforme Zentropa est lancée officiellement. Par les collaborateurs, Sébastien Manificat et Xavier Eman.

À noter que Xavier Eman est écrivain et rédacteur en chef de Livr'Arbitres. Il a rédigé plusieurs articles dans la Revue Éléments. Il est l'auteur de Une fin du monde sans importance aux Éditions Krisis.



Nous aurions pu nous en tenir à son parcours canadien et fermer ici les livres, mais plusieurs questions demeuraient entières.

Qui est-il? D’où vient-il? Comment est-il arrivé en Italie en passant par le Canada?

Nous avons eu les réponses à nos questions dans une rencontre improbable qui s’est produite en 2002. C’est en fouillant à partir des archives du web que nous avons réussis à mettre la main sur sa vraie identité.

Stéphane Million et la face cachée de Sébastien Manificat



En 2002, Sébastien Manificat aurait rencontré dans un café parisien un vieil ami, un dénommé Stéphane Million, aujourd’hui pratiquant le métier d’éditeur et de blogueur de la Revue Bordel.

C’est grâce à ce vieil ami, quelque peu bavard, que nous avons été en mesure de remonter l’historique personnel et familial de Manificat.

Stéphane, Million, éditeur 

Il est important de noter ici que Stéphane Million est originaire de Coulommiers, mais ayant vécu une partie de sa vie dans le village de Touquin, un bled de la région de Seine-et-Marne. [xxi]

« Moi, j’aime les arbres, les footings, les oiseaux. J’habitais la rue des Martyrs à Paris. J’en ai eu ras le bol. Non, la vie, c’est pas ça ! » Au printemps dernier, Stéphane Million s’installe à Laugnac. Laugnac où vit son père et où fleurent bon ses souvenirs d’enfance avec ses grands-parents, même s’il est né à Coulommiers et a vécu dans le village de Touquin « un bled de Seine-et-Marne. Voilà ce que j’aime ! »

Capture d'écran de la page facebook de l'éditeur Stéphane Million, parmi ses amis nul autre que Sébastien Manificat (utilisant jadis le pseudonyme de Sébastien de Boëldieu).

Rencontre à Paris


Dans une publication datée de juillet 2002, intitulée « Bon anniversaire Sébastien !», publication manifestement oubliée sur le blogue (servant de journal) de Stéphane Million, ce dernier relate une rencontre avec un Sébastien Manificat fêtant son anniversaire en lui rendant visite dans un Tex Mex à Paris.

Ce vieil ami se révèle être un dénommé « Sébastien » accompagné d’une « Laura L’Ontarienne ».

Voici l’extrait résumé de cette rencontre,  toujours disponible sur le blogue personnel de Stéphane Million, que nous avons pris soin d’archiver sur webarchive. [xxii]

 

Bon anniversaire Sébastien !

Rage d’Héloïse


À propos, la veille de mon voyage néerlandais, je suis allé à une teuf en cambrousse, à Courpalay pas loin de ton vrai-chez-toi. J'y ai revu pas mal de gens de mon ancienne boîte (tu sais l'équipe de football minable), normal, c'est l'une d'entre eux qui invitait.

Et j'ai donc revu notamment Héloïse, la fameuse. Alors je lui ai reparlé de toi (me suis d'ailleurs fait engueuler par Yohan-David Hasselhof sur le mode : "Bon, t'arrêtes de lui parler de ce mec, maintenant ?" ; mais bon il a bien rigolé du surnom que tu lui as attribué, c'est pas le mauvais bougre, Hasselhof...).

Très drôle (enfin, tu jugeras) : elle était persuadée que tu l'avais intégralement pipeautée concernant tes écrits, ton site (qu'elle n'a pas été foutue de trouver, mais qu'elle aurait cherché...), et surtout, évidemment, le roman en chantier qui porte son prénom. Te prenait donc pour un crétin mythomane ou quelque chose d'approchant. Je l'ai donc détrompée, ai affirmé que tout était vrai et qu'elle apparaissait à maintes reprises dans ton journal. Je n'ai pas su lui dire l'adresse exacte du site mais en passant par n'importe quel moteur de recherche, sauf si elle est complètement handicapée...

En revanche elle ne se rappelle absolument pas t'avoir revu à la projection de mon film, mais je suppose que tu l'as jouée rase-les-murs... "

(…)

Manificat et Laura l’Ontarienne

Pascal doit être écrasé en verdure martienne en compagnie de la brindillante Béné….

Régis, Mathias et Flo sont au " Cannibale ", avec Fafa ?

Je dois rejoindre Sébastien, et sa copine, à un Tex-Mex, place République. J’ai des doutes sur mes explications : j’ai parlé du côté " Macdo " pour signaler le côté de la place (opposé au côté " Habitat "). Mais il y a un Tex-Mex juste à côté du Macdo, ça sent la confusion. 

Sébastien, jeune type parti à 20 ans à Ottawa, famille catho-militaire ; très grande culture : on parle de Bernanos et il me dit que sa grande tante était Catherine (je crois) Manificat, à qui était dédié "les dialogues des carmélites" ! Et qu'elle possède toute une correspondance interdite pour 70 ans...

C’est génial.

Il est au courant de tout, vraiment de tout, des foutaises branchouilles (Technikart, Chronicart, Cancer, Immédiatement…) aux librairies spécialisées, et d’un nombre de trucs hallucinants.


Avec son amie Laura, ils sont délicieux. Pétillante blonde, avec cet accent anglo-saxon avec la pointe d’accent canadien, beaucoup de gestes, de grimaces graciles et très volubiles. Un petit délice. 

Ils me disent de venir en Ontario : où je serais surpris par la faune, et où je pourrais écrire des merveilles ; et les filles adorent les Français. Ultime et seul argument. 

Ils me parlent de l’Ontario, de l’antiaméricanisme de Laura, qui cherche bagarre à un G.I dans un bar au Mexique, de la lecture de " L’amour dure trois ans " qui a irrité la belle " Z ", des fêtes de Bayonne auxquelles ils vont assister, Sébastien ayant ses parents au Pays Basque. 

Génial !! Le bonheur : Bernanos au gloubiboulga !!

 
Il faut lire, lire et relire pour mieux comprendre les notes de Stéphane Million. C’est important pour bien comprendre et classer les informations dans le bon ordre.

Tout d’abord, il faut noter que l’auteur Stéphane Million écrit comme s’il s’adresse directement au sujet principal, son vieil ami Sébastien Manificat.

C’est ainsi que ce confirme le nom de Sébastien Manificat, et non « Magnificat ».  

Dans le premier paragraphe, il est question du domicile familial de son ami Sébastien, situé non loin de Courpalay, en région Seine-et-Marne  Ceci sous-entend que c'est là où Manificat aurait vécu une partie de sa jeunesse.

« À propos, la veille de mon voyage néerlandais, je suis allé à une teuf en cambrousse, à Courpalay pas loin de ton vrai-chez-toi. »

 
Il fait aussi mention de l’origine de ses parents au pays basque, plus exactement de Bayonne.

Lieu où il indique être originaire selon sa page facebook, voir la capture d’écran plus haut.



Capture d'écran de google map montrant l'itinéraire entre Touquin et Courpalay, les lieux de résidence où Million et Manificat auraient vécu dans leur jeunesse.

La distance séparant la résidence de Stéphane Million à Touquin et celle de son ami « Sébastien » n’étant que d’une dizaine de kilomètres, cela présume qu’ils se sont connus durant leurs années de lycée.
Par la suite, il est question de leur lieu de rencontre, Place de la République à Paris, dans un TexMex juste au côté d’un Mac Do :

« Je dois rejoindre Sébastien, et sa copine, à un Tex-Mex, place République. J’ai des doutes sur mes explications : j’ai parlé du côté " Macdo " pour signaler le côté de la place (opposé au côté " Habitat "). Mais il y a un Tex-Mex juste à côté du Macdo, ça sent la confusion. »

Il existe toujours un restaurant Tex Mex juste au côté du McDonald, Place de la République. Voir l'image ci-dessous.

Photo de Place de la République, Paris. À droite, le restaurant MacDonald. À Gauche, le restaurant Buffalo Grill (Tex Mex).

Le journal de Stéphane Million se poursuit ainsi comme suit :

 «Sébastien, jeune type parti à 20 ans à Ottawa, famille catho-militaire ; très grande culture : on parle de Bernanos et il me dit que sa grande tante était Catherine (je crois) Manificat, à qui était dédié "les dialogues des carmélites" ! Et qu'elle possède toute une correspondance interdite pour 70 ans... C’est génial. »

 

Dans cet énoncé, il est question de son départ pour Ottawa, la capitale canadienne où Manificat a demeuré durant son séjour au Canada. Puisque Manificat avait 40 ans en 2015, on peut en déduire qu’il y est parti à ses 20 ans en 1995. Pourquoi et dans quel but, à vous d'en juger...!

Il est notamment question des origines « catho-militaire » de la famille Manificat, ceci nous a sonné une cloche et nous a permis d'approfondir nos recherches dans une direction auquel on ne s'attendait pas. Un ou plusieurs membres de sa famille auraient fait une longue carrière militaire... 

Il est question également de sa grande tante « Catherine Manificat » qui aurait fréquenté George Bernanos, écrivain français bien connu et auteur de « Les Dialogues des carmélites ».

Pour ces deux derniers points, nous y reviendrons plus loin.
Le journal de Stéphane Million se poursuit comme suit :

 « (…) Avec son amie Laura, ils sont délicieux. Pétillante blonde, avec cet accent anglo-saxon avec la pointe d’accent canadien, beaucoup de gestes, de grimaces graciles et très volubile. Un petit délice. 

Ils me disent de venir en Ontario : où je serais surpris par la faune, et où je pourrais écrire des merveilles ; et les filles adorent les Français. Ultime et seul argument. 

Ils me parlent de l’Ontario, de l’antiaméricanisme de Laura, qui cherche bagarre à un G.I dans un bar au Mexique, de la lecture de " L’amour dure trois ans " qui a irrité la belle " Z ", des fêtes de Bayonne auxquelles ils vont assister, Sébastien ayant ses parents au Pays Basque. »


Plusieurs choses importantes à noter dans ce passage.

En premier lieu, il est question de Laura, serait-ce en fait Chiara Del Fiacco, sa compagne actuelle avec lequel il s'est mariée en Rome? Celle-ci étant très impliquée dans Casapound, l'organisation de son époux. 




En second lieu, et contrairement à ce qu'affirmait Sébastien Manificat devant son auditoire québécois venu le rencontrer en 2015, il n’est nullement question du Québec dans le résumé de sa rencontre avec Stéphane Million. Ce qui confirme l’intention de Sébastien Manificat de maquiller son passé en fonction de son auditoire.

Bien qu’il ait eu l'opportunité de séjourner ou de visiter la province de Québec à plusieurs reprises, durant son séjour à Ottawa, ville frontalière  avec le Québec, il ne trouvait pas grand-chose à dire de la Belle Province à son vieil ami. Pas plus qu'il ne lui mentionne y être né. ll semble même plus intéressé à lui vanter la Province à majorité anglophone de l’Ontario, pas très réputée être un lieu favorable aux francophones. Étonnant n'est-ce pas pour un  français né au Québec !?

Enfin, Million conclut sa rencontre avec son ami « Manificat » à l'effet que les parents de Sébastien résideraient au Pays Basque, près de la ville de Bayonne. Ceci nous a sonné une autre cloche qui nous a permis de progresser notre enquête... 
 

Les liens avec l’auteur Georges Bernanos
 

Le résumé de rencontre entre Stéphane Million et Sébastien Manificat nous a permis d’apprendre que son vrai nom de famille n’était pas « Magnificat » mais « Manificat », et que sa grande-tante aurait connu l’auteur français George Bernanos qui lui aurait dédié l’un de ses ouvrages Les Dialogues des Carmélites.
 
Petite annotation importante, car c’est l’une des deux indices qui nous permettra plus tard de sceller notre enquête.
 
Selon nos recherches, il existe bel et bien une dénommée Manificat, citée dans les Dialogue des Carmélites, selon le journaliste Philippe Dufay auteur de la biographie de George Bernanos. [xxiii]
 
« (…) apparemment l’objet de l’attention du très fin limier qu’est Philippe Dufay qui nous glisse, non sans malice, qu’on «ne connaît pas le contenu de la centaine d’autres [lettres] adressées à Christiane Manificat, décédée à près de cent ans en 2002» (p. 205), lesquelles, apprend-on par le biais d’une note lourde de sous-entendus, ne pourront pas être connues avant 2040 : «y a-t-il eu quelque chose entre eux ?» »

Donc aucune erreur possible, l’ami Sébastien Manificat est parent avec Christiane Manificat. Et il n’a pas menti à ce sujet.

Et comme si ce n'était pas assez, en recherchant la biographie de Bernanos et Christiane Manificat, on apprend que le nom de la famille Manificat fût jadis utilisé avec la variante Magnificat
 

Les Manificat de Bayonne

En se basant sur les allégations du journal de Stéphane Million, nous apprenions sur les origines familiales de Sébastien Manificat, qui se disait issu d’une famille « catho-militaire », dont les parents résidaient (en 2002) près de Bayonne au Pays Basque. 

Cette information vient corroborer l’information sur la page facebook de Sébastien Manificat alias Sébastien Andersen. 

Quelle fût notre surprise d'apprendre l’existence d’une seule et unique résidence  appartenant à un Manificat à Bayonne.

En effet, on y retrouve les traces d’un membre de la famille « Manificat », soit un dénommé Patrick Manificat, fort probablement le père de Sébastien Manificat car c’est le seul portant ce nom dans la région de Bayonne et à avoir l'âge d'être son père. (voir capture d’écran ci-dessous)

Capture du domicile de Patrick Manificat à Bayonne. (adresse censurée)


Les Manificat, tel père tel fils ? 

Alors que nous cherchions à en savoir plus sur la famille de Sébastien Manificat, et de son potentiel proche parent Patrick Manificat, les mots-clés « Manificat Bayonne » nous faisaient ressortir constamment le titre d’un livre autobiographique Au cœur de la Guerre Froide, mais également plusieurs ouvrages. Mais également Propousk! Mission derrière le rideau de fer et Le Pont des Espions. (voir images ci-dessous)



Tous ces bouquins étaient signés par un général français, le général Patrick Manificat. 

L’auteur, le général Patrick Manificat, y raconte ses exploits militaires dans l’Armée Française, notamment derrière le rideau de fer. [xxiv] 

En effet, durant sa longue carrière militaire, Patrick Manificat aurait été aux commandes de plusieurs régiments et centres d’entraînement de commandos, notamment celui du régiment de parachutistes de Bayonne avant de servir plus de trois ans derrière le Rideau de fer, à récolter des renseignements sur les forces soviétiques et est-allemandes près de Postdam. [xxv]


Le Général Manificat tient aujourd’hui les archives de la Mission Militaire Française de Liaison (MMFL). Au grade de lieutenant-colonel durant sa mission pour la MMFL où il sera l'adjoint au chef de la Mission, le colonel Huet.

Ci-dessous quelques clichés tirés de son blogue Les Secrets de la Guerre Froide

 

Le Lieutenant-Colonel Manificat (à gauche) et le colonel Huet (à droite), chef de la mission.[xxvi]

 

 

Le lieutenant-colonel Patrick Manificat ( à droite) et le colonel Huet (à gauche)


Le lieutenant-colonel Manificat (2e à gauche)et son épouse (1ère à gauche), la mère de Sébastien? [xxvii]

 

Photo de groupe de la MMFL de 1984, le lieutenant-colonel Manificat (1ère rangée, 3e à gauche)

Pour consulter ses ouvrages consacrés à la MMFLque nous vous invitons à prendre connaissance pour mieux comprendre le personnage.[xxviii]

«Le général Patrick Manificat, saint-cyrien de la promotion « Vercors » (1960), a servi dans diverses unités parachutistes, d’abord au 11e Bataillon parachutiste de choc à Perpignan, puis comme instructeur au Centre national d’entraînement commando (CNEC) de Mont-Louis-Collioure. Il a notamment commandé le Groupement opérationnel du 1er Régiment parachutiste d’infanterie de marine à Bayonne, le Centre d’entraînement des réserves parachutistes de Cercottes et le 11e Régiment parachutiste de choc. Par la suite, après avoir été professeur à l’Ecole supérieure de guerre et auditeur à l’IHEDN, il a dirigé le Bureau Renseignement de l’armée de Terre et la sous-direction Recherche de la Direction du renseignement militaire. Outre les opérations spéciales du 1er RPIMa et les opérations clandestines du 11e Choc, le général Manificat a participé à de nombreuses interventions. Il a également passé trois ans derrière le Rideau de fer à récolter les renseignements sur les forces soviétiques et est-allemandes au sein de la Mission militaire de liaison près le haut commandement soviétique à Postdam (MMFL). Il a terminé sa carrière à la tête de l’Ecole nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent.»


Les plus informés en la matière comprendront que le général Patrick Manificat est intimement et professionnellement attaché au réseau « Stay Behind », notamment la DGSE, en raison de ses liens avec le 11e Choc impliqué dans des opérations clandestines.

Lors de son passage à la Mission Militaire de Liaison à Postdam, Manificat sera activement impliqué dans l’espionnage contre les Forces soviétiques (sic) russes.

Au printemps 1984, un adjudant-chef français est mort dans un accident de la route avec un camion militaire est-allemand. Patrick Manificat en gardera un souvenir douloureux, mais surtout il en gardera la rage au cœur. [xxix]

D’ailleurs il faudrait noter qu’au moment de cet incident malheureux, le général Patrick Manificat, alors au grade de lieutenant-colonel au moment des événements, quittera ses fonctions pour la Mission Militaire l’année suivante pour ne plus apparaître dans la photo de groupe de 1985.

 
Photo de groupe de la MMFL de 1985. Au centre, le colonel Huet. 
Absent : le lieutenant-colonel Manificat.

 

Est-ce vraiment un hasard qu’il fût le seul haut gradé de la MMFL à être muté, le colonel Huet apparaissant encore dans la photo de groupe de 1985? Y-aurait-il un lien entre sa mutation et le tragique accident? La question se pose...

La haine viscérale du paternel Manificat envers la Russie (sic) l’ex-URSS du temps du tragique événement, qui emporta l’adjudant-chef Mariotti, pourrait expliquer à elle seule les activités actuelles du fils Manificat.

Nous avons ici un motif pouvant servir de mobile à la haine primaire du fils Manificat envers les Russes et la Russie.

Une chose est certaine. Trente ans plus tard, le fils Manificat aujourd'hui adulte soutient activement le Régiment Azov en Ukraine en guerre contre les miliciens prorusses en Ukraine. 

Une dernière hypothèse pourrait expliquer le simple fait que Sébastien Manificat travaille toujours pour les Renseignements Militaires occidentaux, après avoir été formé au Canada par le SCRS, équivalent du DGSI, et qu’il sert maintenant les unités de Guerre Hybride de l’Otan.

Ces pistes méritent une investigation plus approfondie. Nous invitons les personnes concernées et intéressées à s’intéresser à cet individu.


Conférence du paternel à Bayonne

 

Avec toutes les informations que nous avons étalées jusqu'à présent, il est fort peu probable que le Patrick Manificat demeurant à Bayonne ne soit pas la même personne, soit le Général Patrick Manificat. Encore moins probable que ce Patrick Manificat ne soit son père.

Pour confirmer l'identité du paternel Manificat, il fallait une preuve supplémentaire qui allait démontrer que le Patrick Manificat en question demeurant à Bayonne était bien le général Manificat.

Nous sommes partis à la recherche de cette preuve qui validerait notre hypthèse.

Nous l’avons découvert par un événement facebook intitulé Rencontre avec Patrick Manificat du 25 février 2017 à la Libraire de la Rue en Pente, une toute petite librairie locale située dans le vieux Bayonne. [xxx]


 

Façade de la Librairie de la Rue en Pente, située au 29 rue de la Poissonnerie à Bayonne.

Cette conférence confirmait donc hors de tout doute que le Général Manificat demeure bel et bien à Bayonne et que nous avons à faire avec le même individu.  

Sinon pourquoi le Général Manificat se serait donné la peine d'aller de faire un long trajet pour donner une conférence dans une toute petite librairie s'il n'habitait pas la ville, et encore moins la région, du lieu de la conférence. L’hypothèse la plus probable est que l’auteur est bien connu des propriétaires de cette libraire.

De plus, cela vient confirmer doublement que Sébastien Manificat et bien le fils du Général Manificat, qu’il demeure bien de Bayonne et qu’il a œuvré pour les renseignement militaires et le contre-espionnage français pour le compte de l’Otan durant la Guerre Froide.


Sébastien Manificat trahit par son imprudence

Pour confirmer la filiation de Patrick et de son fils Sébastien, il fallait absoluement une preuve démontrant que Sébastien Manificat était bien le fis du général, ou qu'il le reconnaissait lui-même, afin d'éviter toute accusation fortuite.

Cette confirmation n’est pas venue de nous, mais bien de Sébastien Manificat lui-même dans une de ses publications mises en ligne sur son blogue Zentropista (Amour, Absinthe, Révolution) aujourd’hui fermé.

Publication de Sébastien Manificat sur son blogue Zentropista faisant allusion au 11e régiment parachutiste et au renseignement militaire.

Le 30 janvier 2017, Sébastien Manificat commets l'erreur de publier une citation faisant allusion au 11e Régiment Parachutiste de Choc jadis commandé par le Général Manificat. [xxxii]

En effet, la citation reprenait les écrits du Colonel Alain Juillet, auteur et ancien officier à la retraite du 11e Régiment Parachutiste de Choc, qualifié de bras armé du Service Action du SDECE, l'ancêtre de la DGSE.

«Le renseignement, c’est un métier de seigneur, parce qu’il faut que ce soit des gens vraiment bien pour faire ce métier de voyou sans devenir des voyous.»
 
Colonel Alain Juilletancien officier du Service Action (11ème Régiment parachutiste de Choc), Histoire des services secrets français. » [xxxi]

À noter qu'à la différence de la DGSI, la DGSE désigne la Direction Générale de la Sûreté Extérieur qui est placée sous l'autorité du Ministre des Armées depuis 1982, ce qui en fait le service de renseignement extérieur de la France . La mission de la DGSE est de rechercher à l'étranger des informations secrètes intéressant la défense et la sécurité nationale. 

Il est tout aussi important de noter que le Général Patrick Manificat fût promu en 1986 au grade de Général pour prendre le commandement du 11e Régiment Parachutiste de Choc, soit un an après sa mutation de la MMFL à Postdam en 1985, alors que Sébastien n'avait que 10 ans.

Par vanité ou par idolâtrie de son père, Sébastien Manificat faisait donc allusion au régiment qui fût commandé par son père, le Général Manificat.

De plus, Sébastien Manificat y cite un court extrait qualifiant le renseignement (militaire) de métier de seigneur. 

Ce petit clin d'oeil au métier de Renseignement n'est pas sans importance. C'est à la limite un aveu important.

Enfin, nous devons souligner que les liens avec le Général Manificat n’auraient pas pu vraiment être validés et colligés, si Sébastien Manificat n’avait pas commis la grossière erreur de diffuser ainsi le passé du paternel sur son propre blogue. Tout comme il n'aurait pas été possible d’explorer  aussi profondément dans son passé sans l'aide improbable du journal de  l'éditeur Stéphane Million.

D’autres renseignements au sujet de Sébastien Manificat viendront dans une prochaine publication. 



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